dimanche 20 juin 2010

A bird

She looked at the bird. Elle le regarda jusqu’à ce qu’il disparaisse. He had gone. He.

Ce pilier était parti. Le pilier de sa perception. Sa fondation. Il fallait qu’elle reconstruise, vite ! Elle ne s’était pas encore effondrée. Elle était encore dans l’instant où tout se maintient en l’air. But she could feel she was not flying. She just did not move anymore. Silence.

Elle ne savait plus. Elle ne savait plus. Pourquoi ? why, why, why, why, why ? rythme ternaire. Et la littérature la rongeait. Cela lui permettait de prendre du recul. Les mots ne devenaient plus les siens. Ils étaient couchés sur le papier disait-on et elle restait debout, à les regarder danser. Couchés, ils ne pouvaient pas danser. En fait, pourquoi disait-on coucher les mots sur le papier ? comme si les mots allaient s’endormir. Comme si les mots n’étaient debout qu’entre nos lèvres.

C’était les mots qui dansaient et elle qui ne pouvait pas dormir. Elle entendit un pépiement.

The bird came back.

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